Un passé industriel

J’ai appris l’existence d’un « Comité International pour la conservation du patrimoine industriel ». En 2015, des congressistes de différents pays sont venus à Paris, pour y effectuer une visite guidée des rares vestiges de l’activité industrielle de la capitale.

L’agrandissement progressif de celle-ci a, dans un premier temps, repoussé les activités bruyantes ou polluantes vers les communes de banlieue.

En réalité, c’est dans ces dernières qu’on peut vraiment visiter d’anciennes usines aux façades préservées. Car les banlieues elles-mêmes ont repoussé leurs entreprises vers des zones industrielles.

A  Paris intra-muros, j’ai rencontré tout de même quelques immeubles affichant encore l ‘enseigne d’une société commerciale. Plus souvent, c’est l’architecture d’un bâtiment anonyme qui m’a fait m’interroger sur son ancienne affectation.

J’ai tout de même eu la surprise de découvrir, en longeant le Canal Saint-Martin, une firme en activité. Tous ceux qui ont travaillé dans un bureau, connaissent la marque EXACOMPTA. La voici :

J’ai vu également une parqueterie qui occupe une surface appréciable dans le 20ème arrondissement.

J’ai bien observé quelques autres activités de production, mais elles étaient souvent semi-artisanales , comme ici dans la Cité Aubry (20ème arrondissement)

Les bords de Seine offrent proposent parfois des activités liées au déchargement de péniches.

Les friches industrielles peuvent aussi se transformer en parkings géants, comme cette zone, bordée dans le 18ème arrdt par la rue Moussorgski.

Pas très joli, tout ça ! Mais il arrive aussi que notre attention soit attirée par des immeubles anciens préservés, voire réhabilités.

Certains sont moins brillants. On se demande pour quelle raison (héritiers en indivision ? ), ils finissent de se dégrader dans l’indifférence générale.

La Ville de PARIS ne montre pas forcément le bon exemple. Elle a acheté en 2009 l’ancienne gare « Masséna », qui avait cessé de desservir le RER en 2000. Elle envisageait d’en faire un lieu dédié aux arts de la rue. Finalement, elle l’a laissé se dégrader.

Terminons par la surprise qui a été la mienne de découvrir dans la petite rue de Musset (16ème arrondissement) le bâtiment qui abritait la soufflerie de Gustave EIFFEL.

Elle a largement œuvré pour les essais aéronautiques du début du 20ème siècle. Je doute fort qu’aujourd’hui, les habitants du seizième arrondissement accepteraient d’accueillir auprès d’eux un tel établissement !

Grâce à Internet, j’ai pu retrouver une photo d’époque, prise à l’intérieur de cette soufflerie. EIFFEL, tu n’as pas fini de nous étonner !