De la petite à la grande école

Elles ont encore belle allure, les écoles maternelles et élémentaires parisiennes de la 3ème République, parfois mitoyennes au sein d’un groupe scolaire.

Austères, affichant encore parfois la séparation filles-garçons d’autrefois, elles se distinguent par une utilisation fréquente de la brique.

Mais on y trouve également des inscriptions gravées dans la pierre.

On compte actuellement à Paris un peu plus de 400 écoles maternelles et à peu près autant d’écoles élémentaires.

Peu de différences avec les groupes scolaires qui occupent encore le centre de nos villages, à une différence près : à la campagne, la mairie et les logements d’instituteurs sont souvent incorporés au groupe scolaire.

(Ci-dessous, un plan d’architecte scolaire de la fin du 19ème siècle)

Dans nos régions françaises, les communes disposant de terrains ont construit de nouvelles écoles, plus adaptées aux exigences pédagogiques contemporaines. A Paris, où le mètre carré est rare et cher, l’Éducation Nationale a conservé ses locaux, se contentant de les aménager au mieux.

A défaut d’avoir pu pénétrer dans ces établissements, j’ai pu percevoir de l’extérieur, la principale lacune de ce maintien dans des locaux séculaires. Il s’agit des « cours de récréation », loin d’être aux normes de superficie préconisées (200 m2 pour une classe, 100 m2 supplémentaire par classe).

Mais toutes les écoles ne datent pas de la Troisième République, et une certaine variété de styles s’affiche, notamment dans les arrondissements périphériques.

L’enseignement privé, surreprésenté à PARIS dans l’enseignement supérieur, reste assez minoritaire dans l’enseignement primaire. (662 écoles publiques pour 112 écoles privées)

J’ai beaucoup apprécié que , dans le cadre de la réhabilitation de la rue Pajol, la Ville de Paris ait conservé cet ancien bâtiment des Messageries pour y abriter une école.

Quant à cette école qui s’offre un affichage lumineux, je suis resté dubitatif devant le message proposé : peur de quoi, d’entrer à l’école ?

La rue Robert Estienne, dans le 8ème arrondissement, est en fait, une impasse. J’ai un petit faible pour cette jolie école qui ferme l’impasse.

Marcher dans Paris, c’est entendre à certaines heures, les cris joyeux provenant des cours de récréation. Mais il est une autre heure qui engendre une grande animation dans la rue, c’est celle de la sortie : parents ou grand-parents occupent les trottoirs !

LES COLLÈGES

Paris compte 176 collèges (111 publics et 65 privés). Ils attirent moins l’attention du promeneur que les écoles, et ne brillent pas par leur qualité architecturale. On se rappelle que dans les années 60, il avait fallu, face à l’explosion démographique, construire à marche forcée de nombreux collèges.

Cela avait abouti, on s’en rappelle, au drame du collège de la rue Pailleron dans le 19ème arrondissement. Or, ils étaient nombreux à être construits avec la même technique et les mêmes matériaux ! Il avait fallu revoir toute la conception des collèges français.

Aujourd’hui, on peut souhaiter qu’à Paris, leur aménagement intérieur soit plus agréable que leur façade côté rue !

Il s’agit parfois d’anciennes écoles primaires reconverties, dont on reconnaît bien l’aspect.

Parfois, une petite touche de modernité a réussi à se glisser sur un peu de terrain libre.

LES LYCEES

Il existe environ 200 Lycées à Paris, comprenant Lycées d’enseignement général, Lycées Techniques et Lycées professionnels. Quelques Lycées prestigieux sont bien connus du grand public.

Ils occupent souvent une large place sur une Avenue ou un Boulevard.

Lycée Henri IV

Lycée Voltaire

Lycée Janson de Sailly

Lycée Montaigne

Lycée Chaptal

Lycée Louis le Grand

Les lycéens affectés dans les arrondissements périphériques, eux, n’ont plus droit aux bâtiments historiques !

Lycée Henri Bergson

Lycée François Villon

Le plus étendu de Paris (5 hectares) est aussi le plus laid : Lycée international Honoré de Balzac.

Les Lycées Techniques et Professionnels ne manquent pas, non plus, dans la capitale.

Lycée Technique Diderot

Lycée Technique d’Alembert

Des lycées professionnels offrent un grand éventail de spécialités. Celui-ci, Le Lycée professionnel Camille Jenatzy, forme aux métiers « mécanique et logistique ».

UNIVERSITÉS, GRANDES ECOLES et INSTITUTS DIVERS

L’Université de PARIS, née au 12ème siècle, parrainée à la fois par Philippe-Auguste et par le Pape Innocent III, était l’une des plus anciennes – et des plus importantes – de l’Occident au Moyen-Age.

Elle acquit une flatteuse réputation lorsque Robert de Sorbon y créa en 1253 son collège de théologie. Notre première visite sera donc pour la « Sorbonne ».

La façade baroque de la chapelle Saint-Ursule est, depuis que celle-ci a été dé-consacrée, le symbole de l’accès au temple de la connaissance.

L’Université de Paris n’est plus ce qu’elle était, depuis que les Facultés, faute de place, ont été largement décentralisées, à Paris et en banlieue. Mais pour tous les étudiants, le quartier Latin reste le cœur de la vie étudiante et culturelle.

J’ai refait mes anciens itinéraires lorsque, allant de ma Fac rue d’Assas, jusqu’au Restaurant Universitaire « Odéon », je croisais chaque jour, l’agitateur mi-clochard mi-philosophe « Mouna Aguigui », figure légendaire du quartier Latin.

(Photo Internet)

Les Facultés « historiques » sont toujours présentes.

Le prestigieux Collège de France offre les cours les plus réputés dans des disciplines très diverses.

Une architecture bien différente s’affiche avec les facultés décentralisées comme Censier et Dauphine.

Les Grandes Ecoles conservent encore, malgré les décentralisations, quelques bastions parisiens.

Et puis, d’Instituts privés en Centres de Formation, les enseignements les plus variés sont proposés dans la capitale.

Quel est l’étonnant bâtiment ci-dessous ? Il s’agit d’une annexe de l’École Nationale d’Administration, Boulevard de l’Observatoire, spécialisé dans les Relations Internationales.

Dans le même style, on peut découvrir rue Michelet, l’Institut d’Art et d’Archéologie !

Plus austère et scientifique, une autre école, rue Brossolette.

Quelques disciplines artistiques :

Dans le 18ème arrondissement, rue Stephenson, j’ai découvert cet Institut confessionnel, très fréquenté.

Terminons ce tour d’horizon par un établissement d’avenir !