Ils (et elles) travaillent en plein air

En toutes saisons pour certains, seulement par beau temps pour d’autres, les rues de PARIS sont un lieu de travail.

Rendons hommage à toutes celles et ceux qui absorbent, encore plus que les passants occasionnels, l’air – paraît-il – très pollué de la capitale.

Je commencerai par les salariés affectés aux tâches les plus physiques.

D’accord, il y a un monte-charge ! Mais ça ne fait pas tout le travail. Et du reste, j’ai découvert une autre façon, plus écologique, d’assurer les déménagements dans PARIS.

Quand le métro aérien devient un chantier.

Les voies de chemin de fer ne sont pas non plus négligées.

Le tout nouveau Ministère de la Défense est soigneusement entretenu.

A l’attention de ceux qui douteraient de la fibre écologique de la Mairie de Paris :  il n’est qu’à regarder la couleur de la tenue professionnelle du personnel d’entretien

Livrer les produits alimentaires n’est pas un travail de mauviette !

Dans le quartier du Sentier, une main d’oeuvre importante transfère vêtements et tissus sur des diables.

Dans ce même quartier, les relations sont parfois difficiles entre livreurs et forces de l’ordre.

Une mention spéciale pour les vaillants éboueurs qui travaillent dans des conditions de circulation difficiles, surtout dans les ruelles, comme ici, dans le quartier Montorgueil.

Dans la catégorie nettoyage, j’ai eu plusieurs fois la chance de voir les gardiennes du 16ème arrondissement astiquer, sur le coup de 9 heures du matin, les portails des belles résidences.

Je n’ai malheureusement jamais eu la  lumière convenable pour faire un bon cliché. Je me suis rabattu sur des immeubles plus modestes.

Égoutier, c’est un dur métier, mais on a quelques compensations en remontant à la surface.

Les travailleurs de rues les plus communicants sont ceux qui ont quelque chose à vendre :

Les distributeurs de journaux attendaient à cette époque leurs nouveaux kiosques.

Beaucoup de marchés en plein air se tiennent à jours fixes, dans différents quartiers de PARIS. Mais j’apprécie beaucoup plus certains étals occasionnels, qui me rappellent la joyeuse improvisation des pays d’Afrique et d’Asie.

A l’entrée du jardin du Luxembourg, j’ai l’impression que cette dame était déjà là quand j’étais étudiant rue d’Assas !

PARIS ne serait pas PARIS sans ses bouquinistes.

Contrairement aux villes de province, dont le commerce de proximité disparaît au profit des zones commerciales extérieures, j’ai pu constater combien les Parisiens avaient un lien particulier avec leurs « petits » commerçants.

Une catégorie de commerçants un peu à part : les vendeurs à la sauvette, avec leur ballot, toujours prêts à décamper

Et ceux qui les traquent, à cheval !

Ceux-ci n’ont rien à vendre ; les Témoins de Jéhovah, infatigables prosélytes, n’ont que leur foi à proposer.

D’autres travailleurs sont très présents dans les rues. Leurs uniformes ne bénéficient pas tous de la même cote d’amour, auprès des Parisiens.

Cette fois, on ne parle plus d’uniforme, mais de « livrée ». Revenons dans les beaux quartiers.

Les garçons de café parisiens, eux aussi, travaillent souvent en extérieur.

Et lorsqu’ils travaillent à l’intérieur, c’est leur pause cigarette qu’ils prennent dehors.

Quant aux marmitons – enfermés dans leur cuisine – qui auraient dû logiquement échapper à mon regard, j’ai pu les voir un jour, vers 11 h30, prenant leur pause téléphone-cigarette avant le coup de feu.

Quelques métiers artistiques s’exposent, eux aussi, à l’extérieur.

J’ai également rencontré quelques professionnels de télévision française ou étrangère, en reportage. Le grand classique : face à l’Elysée, le gars qui veut donner l’impression qu’il sait ce qui se passe à l’intérieur du Palais.

Celui-ci se prépare.

Un métier que l’on découvre dans les squares, à l’heure où seuls les tout-petits ne sont pas à l’école : les nourrices, communément appelées nounous. Selon le standing du quartier, le pays d’origine de ces femmes change !

J’ai interrogé Internet sur ce sujet et trouvé un article du Figaro :

Une sorte de « théorie des races spontanée et orale» sur les nounous présiderait au choix des parents.
Selon ces clichés, « les Asiatiques seraient propres et minutieuses mais froides avec les enfants: les Maghrébines sévères à en être dures, susceptibles mais responsables ; les Colombiennes dociles mais sournoises ; les Africaines nonchalantes, maternelles mais peu portées sur les activités ménagères», rapporte Caroline Ibos.

Il est aussi des activités rémunératrices qui sévissent largement dans Paris : la « manche » et le vol à la tire. Bien sûr, il y a des gens dans la misère dans la capitale. Mais ce sont rarement les vrais malheureux qui mendient dans les rues.

Ce que j’évoque ici, c’est bien une affaire de réseaux qui ne mérite pas de compassion, mais plutôt une poursuite pénale pour des chefs de bande qui sévissent, comme du temps de la Cour des Miracles.

Quant au « plus vieux métier du monde », je l’ai également croisé. C’était assez inévitable alors que j’arpentais les petites rues du quartier Pigalle. A dire vrai, ces quelques rencontres avec d’authentiques Gauloises d’âge mûr m’ont plutôt fait sourire. Celles-là, au moins, ne semblaient pas travailler sous la contrainte.

Je ne peux pas en dire autant de ce que j’ai découvert en plein après-midi, sur le Boulevard de la Chapelle. J’ai d’abord vu les jeunes Asiatiques, habillées avec une relative discrétion, mais dont l’attitude ne laissait guère de doute.

Elles étaient nombreuses, et en levant les yeux vers le milieu du Boulevard, j’ai pu observer les maquerelles qui les exploitaient et que j’ai photographiées.

J’ai aussi retrouvé, hélas, cette prostitution asiatique, dans le 13ème arrondissement. Il m’a semblé que la police parisienne, si active dans le domaine des infractions au stationnement, était assez laxiste dans ce domaine…

Ce n’est pas tant le sujet central de la prostitution qui m’indigne, que ce nouvel esclavage de pauvres filles à qui des passeurs ont confisqué le passeport.

J’ai donc tenté, du meilleur jusqu’au pire, de présenter les personnages les plus actifs que l’on peut croiser dans les rues de PARIS. Ils ont au moins le mérite, par la distraction visuelle qu’ils provoquent, de ralentir un peu le rythme trop pressé des passants !

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