Marchés

Mon regard de promeneur curieux peut s’avérer souvent superficiel pour qui souhaiterait un traitement plus sérieux des thèmes abordés,  j’en conviens. Concernant les marchés parisiens, mon amateurisme est particulièrement criant.

Lorsque je consulte la liste des marchés couverts, en plein air, ainsi que des marchés à thème (une centaine), je dois bien admettre que je suis passé à côté de la plupart d’entre eux !

J’ai de bonnes excuses, certes : les jours de marchés en plein air ne correspondaient qu’occasionnellement à mes jours de visite. Quant aux marchés couverts,  leurs horaires ne coïncidaient pas non plus avec les miens !

Mais au diable l’exhaustivité ! J’ai quand même eu le plaisir d’en croiser un certain nombre dont j’entends bien vous faire partager l’ambiance.

MARCHÉS COUVERTS

Ce sont essentiellement des marchés d’alimentation installés dans des Halles, généralement anciennes et souvent restaurées. Ils mettent à l’abri des intempéries vendeurs et clients, mais sont beaucoup moins vivants et pittoresques que les marchés en plein air.

Le Carreau du Temple, où se sont succédé les marchés depuis le Moyen-Age, n’en abrite plus aujourd’hui. Il a évité la démolition grâce à un ambitieux projet collectif.

Sport, arts vivants, concerts,  salons, amateurs de spectacles, artistes et praticiens cohabitent ensemble dans l’enceinte de ce beau bâtiment de 1901, qui accueillit la première Foire de Paris en 1904.

MARCHÉ SAINT MARTIN (10ème arrdt)

Il fut installé Rue du Château d’Eau en 1852, mais dut être totalement reconstruit en 1879, à la suite d’un effondrement dû au poids de la neige ! (Dessin de l’époque)

MARCHE DE LA CHAPELLE (18ème arrdt)

Encore un bâtiment de style « Baltard » qui a fait l’objet d’une intelligente restauration.

Comme on peut le voir sur cette photo empruntée à Internet, les travaux de 2010 ont permis de renforcer la structure de la halle et de changer les panneaux de toiture et de façade.

La rénovation a été l’occasion d’introduire des stands modulables.

Le Marché de la Chapelle aujourd’hui.

Marché de Passy, 16ème arrondissement.

Marché des Ternes, 17ème arrondissement.

Marché Secrétan (19ème arrdt)

Cette belle halle a été construite en 1868 par le célèbre Victor Baltard. C’est une société privée, bénéficiant d’un bail emphytéotique qui l’a récemment réaménagée.

Entre septembre 2015 et février 2016, la halle a vu l’arrivée d’une salle de sport, d’un magasin franchisé de vêtements, d’un supermarché, d’une ludothèque, puis d’une boucherie-restaurant et d’une brasserie.

Beaucoup d’habitants du quartier Secrétan considèrent que la halle a été « bradée ».

Marché St Germain (6ème arrdt)

A deux pas du quartier de l’Odéon et au cœur du quartier chic de Saint Germain-des-Prés, le marché Saint-Germain est une galerie commerciale couverte regroupant 21 boutiques qui réunissent vêtements de choix et meubles de qualité.

L’autre partie du marché prend des allures de halle primeur où sont proposés fruits, légumes et autres produits frais.

Marché des Enfants Rouges (3ème arrdt)

C’est le plus vieux marché couvert de Paris en service. Il date de 1615, et a pris ce nom en raison de la proximité de l’Hospice des Enfants Rouges (orphelins à l’uniforme rouge).

Un temps menacé de destruction, il a finalement été rénové il y a 20 ans.

Marché Beauvau de la Place d’Aligre (12ème arrondissement)

Le marché couvert Beauvau-Saint-Antoine a été construit par LENOIR en 1779 sur des terrains achetés aux religieuses de l’abbaye de Saint Antoine ; il a été reconstruit en 1843 par Marc-Gabriel Jolivet, architecte de la Ville de Paris.

Marché des Batignolles

Rue Lemercier, dans le 17ème arrondissement, un marché couvert a remplacé en 1867 un marché en plein air qui allait de la Place Clichy à la rue des Batignolles.

Sa dernière version (1979), qui a dû faire la fortune d’un promoteur immobilier, est bien tristounette.

MARCHÉS EN PLEIN AIR

Certes, je n’en ai pas vu autant que je l’aurais souhaité, mais les hasards du calendrier m’ont permis d’en traverser avec plaisir quelques-uns. Une ou deux fois par semaine, avec des jours différents selon les quartiers, les commerçants itinérants s’installent, souvent sur des Boulevards, parfois dans des rues.

La largeur de certaines avenues permet, grâce à un grand terre-plein central, de ne pas nécessiter de limitation à la circulation automobile.Fruits, légumes et tout l’alimentaire constituent l’essentiel des commerces. Mais certains vendeurs proposent les produits de bazar les plus divers.

La Bastille

Boulevard de Port Royal (13ème arrdt)

Boulevard Richard Lenoir (11ème arrdt)

Boulevard de Reims (17ème arrdt)

Marché de Belleville (19ème arrdt)
Incontestablement, celui-ci est le plus animé et le plus coloré !

Marché des Blancs Manteaux (4ème arrdt)

Ce Marché dispose même de son animation !

Marché du Cours de Vincennes (12ème arrdt)

Quartier chinois, 13ème arrondissement

Je ne suis pas sûr que les vendeurs installés de façon très précaire sur les avenues du quartier, disposent d’une autorisation administrative.

Mais qu’importe : tous les membres de cette dynamique communauté asiatique y trouvent leur bonheur.

Rue Mesnil (16ème arrdt)

Rue Poncelet (17ème arrdt)
Il arrive que les commerçants « installés » s’étendent dans les rues piétonnes, réalisant ainsi un mini-marché !

MARCHÉS SPÉCIALISÉS

J’en ai relevé un certain nombre. Les timbres, les fleurs, les livres (je recommande le marché aux livres tous les week-ends, au bord du Parc Brassens dans le 15ème), le bio et bien sûr les « puces ».

Mais il est vrai que le seul grand marché aux puces parisien…n’est pas sur le sol de PARIS, mais à sa limite, au-delà de la Porte de Saint-Ouen.

Place Louis Lépine (4ème arrdt)
Le dimanche, le chant de milliers d’oiseaux anime le marché aux fleurs sur l’Île de la Cité, qui devient alors le « marché aux oiseaux ».

Vide- Greniers

J’ai beaucoup fréquenté les vide-greniers des petites communes françaises. Mais j’ai été bien surpris, il y a quelques années, d’en trouver un, particulièrement animé, près de la Place de la Nation, Boulevard de Charonne, un Dimanche.

C’est par ces quelques images que se termine ce chapitre consacré à un aspect joyeux et coloré de la vie parisienne.