Se restaurer à Paris

Un Américain voyageant en voiture en France ne peut qu’être surpris par la difficulté qu’il y a à se restaurer, lorsqu’il décide de faire une halte. Aux USA , c’est presque 24 heures sur 24 qu’on peut se nourrir dans un Restoroute.

Dans notre pays, inutile – dans n’importe quelle ville de province – de se faire accepter à déjeuner à partir de 13 h30 ou le soir à 21 heures dans un restaurant

 Sans parler, bien sûr, des localités où tout est fermé le Dimanche soir et le Lundi. C’est en exploitant cette faiblesse que les « Mac Donald » ont pu se multiplier, nous permettant au moins de ne pas rester le ventre creux.

A PARIS, je suppose que les mêmes règles horaires sont valables dans beaucoup de restaurants. Mais l’offre est tellement diversifiée et la concurrence si vive, qu’il est aisé de trouver à se restaurer.

Ce qui m’a le plus frappé, en longeant les restaurants et leurs terrasses, ce sont justement ces convives attablés à toute heure. Voir servir des plats élaborés en plein milieu d’après-midi dans un bon restaurant me réjouit, notamment pour les touristes dont la vie n’est pas toujours rose à PARIS.

Une envie d’huîtres ou autres fruits de mer à 10 h du matin, dans le quartier Montparnasse, aucun problème. Ça, c’est le Paris que j’aime.

 

Et les malheureux travailleurs parisiens qui n’ont pas la chance d’avoir un restaurant d’entreprise, alors ? Eh bien, mon long reportage m’a permis de vérifier qu’ils n’étaient pas trop pénalisés.

En effet, chacun des jours que j’ai passés à marcher dans PARIS, je n’avais guère envie de perdre temps et argent pour déjeuner et j’ai pu ainsi partager les choix qui sont les leurs.

Première solution : à la belle saison, comme un grand nombre de passants de tous âges, je me suis assis sur un banc ou un muret et j’ai dégusté ma salade composée et mes fruits achetés au Carrefour Market ou au Franprix le plus proche.

 

Seconde solution : lorsque le temps était moins clément, après avoir fait les mêmes achats, je prenais mon repas dans un de ces supermarchés qui ont aménagé des coins repas (avec micro-ondes et appareil à café)

 

Troisième solution : je pouvais trouver un restaurant-traiteur chinois, kebab ou pizzeria qui propose un repas à moins de 10 euros le midi, en semaine.

Mais bien sûr, pour ceux qui le souhaitent, il est possible de déjeuner pour un peu plus cher…

 

Faire la tournée des restaurants parisiens, c’est un peu faire le tour du Monde. Oublions les pizzas italiennes ou les nems chinois, cette fois nous allons découvrir de nouvelles spécialités. Commençons par l’Afrique.

 

Parmi les nombreux restaurants africains, j’ai été un peu surpris qu’un pays aussi pauvre que l’Ethiopie puisse proposer à Paris des restaurants gastronomiques.

 

Un petit tour en Europe de l’Est.

 

L’Asie est représentée dans toute sa diversité.

 

Ci-dessous : réservé aux lecteurs de l’écriture thaïe !

 

En voilà un qui donne envie !

 

MAGHREB et MOYEN ORIENT ne sont pas en reste

Cette enseigne d’un restaurant libanais m’a curieusement fait penser à une autre !
 

Saveurs des îles lointaines

 

Je pourrais, bien sûr, opposer à tous ces « étrangers » nos cuisines régionales. L’Auvergne, la Corse, l’Alsace et bien d’autres régions sont représentées par de bons restaurants parisiens.

Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est de parcourir la rue Montparnasse, où les crêperies bretonnes se succèdent, collées les unes aux autres…et pratiquant des tarifs à peu près identiques !

 

Mais c’est la gastronomie française dans sa globalité, qui est défendue par nos prestigieux restaurants

 

Laissons aux riches amateurs ces belles adresses et intéressons-nous plutôt au plaisir de se restaurer dans une ambiance et décor agréables.

 

Certains restaurants ont la chance de pouvoir étendre leurs terrasses sur des rues ou des places piétonnes.

 

Mes établissements préférés sont bien sûr les plus originaux, ceux qui ont su se démarquer en égayant leur coin de rue.

 

Une curiosité en plein PARIS : un authentique « ROUTIERS » !

PARIS, par ses magasins d’alimentation, nourrit quotidiennement ses habitants permanents. Beaucoup de salariés prennent leurs repas dans des restaurants d’entreprise, invisibles aux yeux des passants.

J’ai moi-même fait partie, jadis, des employés travaillant dans la Tour Montparnasse. En sous-sol, un immense restaurant inter-entreprise nourrissait tout ce petit monde des bureaux.

Quant à savoir combien de Parisiens et de touristes utilisent les restaurants commerciaux de tous quartiers et de tous standings, je ne suis pas sûr qu’on pourrait trouver une statistique fiable à ce sujet.

Toujours est-il que pour nourrir ces convives, c’est toute une chaîne commerciale qui se met en route dès l’aurore, à RUNGIS où les restaurateurs se fournissent. Le complément, ce sont les camions de livraison qui l’apportent, stationnant comme ils peuvent, au grand désespoir des automobilistes.

Au cours de mes longues journées de déambulations parisiennes, une certitude s’est imposée à moi : PARIS est une ville où l’on mange à toute heure !