Lieux touristiques 1/2

Certes, mon but était de sortir des sentiers battus en montrant tout ce que ne voient pas les touristes à PARIS. Mais je n’allais tout de même pas snober les plus beaux monuments de la capitale, en me contentant de les longer.

Voici donc un florilège de ces sites très connus : je n’ai pas la prétention d’avoir fait ici oeuvre originale. Mes cadrages sont souvent ceux des éditeurs de cartes postales ! Mais comment résister au plaisir de capturer et conserver les images du Paris historique ?

Le photographe amateur que je suis n’a que deux regrets :
– ne pas habiter Paris pour pouvoir saisir à toute heure du jour, et selon la lumière et les saisons, les différentes apparences d’un même lieu.

– ne pas disposer de mon drone personnel, car bien des endroits méritent une photo de survol ! Un pis-aller existe toutefois : monter en haut des Tours Eiffel, Montparnasse ou Saint-Jacques pour faire ses photos.

LA TOUR EIFFEL

C’est le premier monument que souhaitent voir les touristes du monde entier. Réalisée pour l’Exposition universelle de 1889, elle fut très décriée.

« Pendant vingt ans, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, comme une tache d’encre, l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée ». C’est ce qu’écrivait un collectif d’artistes en 1887 (la concession était accordée jusqu’en 1909).

Elle a cumulé 300 millions de visiteurs depuis son ouverture au public ; c’est le monument payant le plus visité au monde.

PALAIS DE CHAILLOT ET JARDINS DU TROCADERO

En souvenir de la victoire française au fort du Trocadéro en 1823, fut érigé un Palais pour l’Exposition Universelle de 1878. Une maquette nous rappelle ce spectaculaire monument, au Musée Carnavalet. Il fut démoli en 1935.

En effet, c’est pour une autre Exposition Universelle, celle de 1937, que l’actuel Palais (dit « de Chaillot ») fut construit au même emplacement.

C’est depuis la Tour Eiffel qu’on profite de la plus belle vue sur le site.

Le Palais de Chaillot abrite à la fois le Musée de l’Homme, celui de la Marine, le Théâtre National de Chaillot ainsi que la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Sous la « colline de Chaillot » se trouve aussi l’Aquarium de PARIS.

Après la seconde guerre mondiale, le style de « Chaillot » avait été très critiqué pour son style « totalitaire ».En 2006, l’écrivain italien Sciascia écrivait, évoquant l’architecture du Palais : « c’est l’exemple d’une architecture qui dans notre mémoire fait tout un avec le fascisme ».

Il faut dire qu’Adolf Hitler avait fait part de son admiration pour le bâtiment, en le visitant en 1940 !

ARC DE TRIOMPHE

Rarement un monument parisien aura eu une genèse aussi laborieuse. Voulu par Napoléon Ier en 1806, il fut inauguré…en 1836.

L’histoire de sa construction est riche de controverses, de rivalités politiques et de jalousies d’architectes et de sculpteurs ! Qu’importe, l’Arc de Triomphe, depuis un siècle, avec son tombeau du Soldat Inconnu, a pris une importance symbolique majeure pour les Français.

La place qui l’entoure permet aux jeunes conducteurs d’automobiles de savoir s’ils sont prêts à aborder au quotidien, la circulation parisienne.

Le jour où l’on devient habile pour passer d’une avenue à l’autre, on mérite une mention « très bien » sur son permis de conduire !

NOTRE-DAME DE PARIS

Le dramatique incendie qui a frappé la Cathédrale a montré l’attachement, non seulement des Parisiens ou des chrétiens, mais de l’ensemble du monde civilisé, à ce site symbolique. J’ai conservé le texte et les photos ci-dessous, d’avant l’événement, car j’espère, comme nous tous, retrouver bientôt une Notre Dame aussi belle qu’avant.

Monument le plus visité de Paris et même d’Europe, cette Cathédrale construite sur deux siècles, entre la période du gothique primitif et celle du gothique rayonnant, a l’énorme avantage, pour ses visiteurs, de bénéficier d’un accès gratuit, dans la tradition des lieux de culte français.

Ce principe vient d’être rappelé par l’archevêché qui préfère rechercher des sponsors pour financer son coûteux entretien.(notamment la réparation de sa flèche qui est la priorité actuelle des restaurateurs).

Je reproduis ci-dessous une information technique que j’ai pu relever, concernant l’entretien de la pierre :

La crasse, représentant un danger pour la pierre, a été éliminée. Les sculptures ont été traitées par laser, micro-gommage et compresses humides afin de pulvériser la poussière sans altérer la patine du temps. Les pierres trop détériorées ont été remplacées par d’autres, identiques, prélevées en région parisienne dans des gisements de calcaire lutétien coquiller semblable. De plus, un réseau de fils électriques, invisibles depuis le sol, a entraîné le départ des pigeons responsables d’altérations importantes au niveau des pierres.

HOTEL DES INVALIDES

Pour la plupart des touristes, « les Invalides » signifie avant tout « tombeau de Napoléon Ier ». Précisons que d’autres corps de célébrités y reposent : Turenne et Vauban (du moins le cœur de ce dernier), Jérôme Bonaparte ainsi que le fils de l’empereur, l’Aiglon.

Évoquer seulement la période napoléonienne est un peu injuste vis à vis de Louis XIV et de son architecte Hardouin-Mansart qui sont à l’origine de cet ensemble (intégrant la cathédrale St Louis) destiné à recevoir les invalides de guerre et qui est un superbe exemple du style classique du 17ème siècle.

LA BUTTE MONTMARTRE

Jusqu’en 1860, Montmartre fut une commune du département de la Seine. A cette date, elle fut, pour l’essentiel, intégrée au 18ème arrondissement de PARIS, une partie étant rattachée, elle, à la commune de Saint-Ouen.

En dehors de son altitude record (130 mètres), c’est la construction de la basilique du Sacré Cœur, après la guerre de 1870 qui en a fait un lieu de pèlerinage et de tourisme (11 millions de visiteurs par an).

Et pour qui ne souhaite pas entrer dans l’édifice religieux, l’ascension de la butte offre beaucoup d’autres attraits, notamment sa Place du Tertre, ainsi qu’un quartier pittoresque.

PLACE DE LA CONCORDE, MADELEINE, ASSEMBLÉE NATIONALE

Sur le grand axe qui va du Louvre jusqu’à l’Arc de Triomphe, la Place de la Concorde propose, non seulement le spectacle de son obélisque, mais aussi une belle vue sur l’hôtel de Crillon et l’hôtel de la Marine.

Mais la Place de la Concorde est aussi traversée par un axe Nord-Sud qui relie deux monuments célèbres, la Madeleine et Le Palais-Bourbon.

EGLISE DE LA MADELEINE

Conçu par Napoléon comme un temple grec dédié à sa Grande Armée, l’édifice faillit finir en gare ferroviaire sous Louis-Philippe !

Il a finalement acquis un statut d’église – dédiée à Marie-Madeleine -, mais c’est aussi une sorte de musée, intégrant sculptures et statues.

Hélas, la pollution ne permet guère d’apprécier toutes ces œuvres, et un fonds est actuellement constitué pour financer une restauration indispensable.

PALAIS-BOURBON

On peut être surpris d’apprendre que ce Palais construit vers 1720 pour une fille de Louis XIV et de Mme de MONTESPAN, (Louise de Bourbon-Vendôme), était une réplique du Grand Trianon !

C’est Napoléon Ier qui « habilla » le bâtiment initial pour le faire ressembler à un temple de la raison de style grec antique, dédié aux Lois, destiné à faire le pendant du temple de la Raison sur la rive droite, dédié aux Armées (qui allait devenir ensuite l’église de la Madeleine).

Depuis 1795, ses hémicycles – il y en eut plusieurs – abritèrent bien des assemblées révolutionnaires, impériales, royalistes et républicaines !

LOUVRE ET TUILERIES

Il nous faut faire preuve d’imagination, lorsque nous nous promenons dans le jardin des Tuileries, pour imaginer ce que fut jusqu’en 1871 (où il fut incendié par les communards) le Palais des Tuileries, qui prolongeait les bâtiments du Louvre.

En voici une reconstitution, trouvée sur un site Internet :

Mais le Louvre nous console de cette perte. Il a été, lui, non seulement conservé, mais constamment réaménagé, offrant aux visiteurs, par les collections qu’il abrite, mais aussi par son architecture, une magnifique leçon d’Histoire.

Il fut le centre du pouvoir royal de Charles V jusqu’à Louis XIV.

8 millions de visiteurs s’y pressent chaque année.

MUSÉE D’ORSAY

Je ne résiste pas au plaisir d’afficher cette photo d’archive, nous montrant la gare d’Orsay qui accueillit de 1900 jusque vers 1930 les trains de la ligne d’Orléans.

Avant de devenir un Musée, inauguré en 1986, l’ex-gare servit d’entrepôt, de théâtre (Compagnie Renaud-Barrault) et même de lieu de tournage pour Orson Welles (Le Procès 1964)

PALAIS DE JUSTICE ET SAINTE CHAPELLE

C’est tout un morceau de l’île de la Cité, entre le quai de l’Horloge et le quai des Orfèvres, qui est occupé par un ensemble de bâtiments historiques, où travaillaient jusqu’en 2018 les fonctionnaires de police et de justice.

On ne peut qu’être satisfait de ce que tous leurs services soient désormais installés dans des locaux modernes et fonctionnels. Mais c’est tout un folklore qui disparaît.

Comment imaginer Maigret ailleurs qu’au quai des Orfèvres ? Que sera la Salle des Pas perdus sans le va-et-vient des robes d’avocats ?

Mais commençons par le chef d’oeuvre qui occupe le centre de cet ensemble : la Sainte Chapelle, joyau du gothique rayonnant, destinée par Saint-Louis à abriter des reliques de la Passion.

Ce Palais de Justice le plus filmé de France (à la fois pour les Journaux télévisés et pour les séries de fiction), le voici sous tous les angles :

Ci-dessous, la façade qui était dévolue à la Police Judiciaire, sur le fameux quai des Orfèvres.

PETIT PALAIS – GRAND PALAIS

Tous deux conçus en vue de l’Exposition Universelle de 1900, ils continuent d’abriter galeries permanentes et surtout de grandes expositions temporaires qui ont toujours un grand succès.

OPÉRA «GARNIER»

Construit entre 1861 et 1875, l’Opéra de Paris est l’oeuvre de Charles GARNIER. En venant du Louvre, on le voit de loin, en suivant l’Avenue de l’Opéra.

LE PANTHÉON

Louis XV, très malade en 1744, avait fait vœu de faire construire une église dédiée à Sainte Geneviève. Soufflot conçut un édifice dont on qualifia le style d’ éclectique. Certes, l’influence gréco-romaine  semblait l’emporter dans son inspiration, mais il faisait aussi des emprunts aux styles gothique, byzantin et classique.

La construction s’acheva au début de la Révolution française. Ce qui, non seulement, amena à laïciser le bâtiment, mais aussi à supprimer 40 fenêtres de la nef, anéantissant ainsi l’esthétique lumineuse voulue par Soufflot.

En 1791, l’Assemblée Nationale décide donc de transformer l’église en nécropole : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». Il serait lassant de raconter, au cours du 19ème siècle, la succession de réaffectations au culte, suivies de nouvelles laïcisations !

Aujourd’hui, 81 personnalités sont honorées au Panthéon.

CENTRE NATIONAL D’ART ET DE CULTURE GEORGES POMPIDOU

Voulu par le Président Pompidou, mais inauguré en 1977 par son successeur, l’architecture de ce Centre Culturel (Renzo Piano) a provoqué de vives réactions dans l’opinion publique.

Parfois surnommée « la raffinerie de pétrole », elle a ses partisans et ses détracteurs. Elle a en tous cas trouvé son public, et ses activités régulières, comme ses expositions, ont beaucoup de succès.

En ce qui me concerne, je ne me suis jamais habitué à son aspect extérieur…

HOTEL DE VILLE

Depuis 1357, l’Hôtel de Ville de Paris est toujours à la même place. Il a, bien sûr, changé de physionomie au fil des siècles.

Sa dernière reconstruction, vers 1840, due aux architectes Godde et Lesueur, a néanmoins préservé la façade Renaissance.